Le Semi de La Wantzenau (67)

Dans ma préparation pour le marathon de Paris, il me fallait une course “référence”, une épreuve pour me rassurer. Le semi de la Wantzenau, petite ville au nord de Strasbourg, était idéalement placé dans le calendrier, à 3 semaines de l’échéance. On s’est donc levé de bon matin avec Cotyle et hop, direction l’Alsace. Petite appréhension pour le temps, il fait doux mais le ciel est bien gris.

150 km plus loin, il ne pleut toujours pas. On constate une belle affluence. Plus de 870 coureurs au départ du semi-marathon, et 300 sur le 5 km, forcément ça fait pas mal de monde. L’organisation est parfaite, quasiment pas d’attente pour les dossards, un prix correct (10€) et une serviette en cadeau.

Mon objectif : faire les dix premiers kilomètres à 13.5 km/h (AS42), puis accélérer à mi-parcours à 14.5 km/h (AS21). Après un échauffement rapide et quelques étirements, il ne me reste plus qu’à aller me placer derrière la ligne de départ. A 10h30, c’est le départ, et il faut se faufiler pas mal pour avancer… Emportés par la fraîcheur du départ et par un faux plat descendant, je pars sur un rythme de 14 km/h, et j’essaie de me freiner. Me rendant compte que je m’impose un faux rythme en agissant de la sorte, je décide de courir à 14km/h au lieu de 13.5 sur la première partie de la course, quitte à ne pas pouvoir accélérer sur la suite.

Tout se passe parfaitement bien, quelques bourrasques de vent mais rien de véritablement dérangeant. Après une boucle dans la ville, nous traversons l’Ill et allons faire un tour dans la Robertsau (chemin de forêt du 5° au 18°). C’est ultra-roulant, j’ai l’impression de descendre tout le temps. Je double au fur et à mesure de la course beaucoup de coureur qui faiblissent. Je me sens très en forme. Au 10ème kilomètre, je place une petite accélération à 15km/h pour augmenter le rythme, et je remarque que beaucoup font de même. Un petit coup d’oeil au cardio, je suis à 160, tout va bien.

Finalement, je me cale sur un rythme de 14.6 km/h qui me convient bien, et je décide de m’accrocher sur cette vitesse tout le reste de la course. 15ème kilomètre, tout va toujours très bien, même si la sensation de fraîcheur me quitte. Au 18ème, sur le retour au macadam, je sens qu’il faut que m’accroche, les jambes durcissent un peu. Je continue de reprendre des coureurs, c’est bon pour le mental. Je suis assez content, je vois que je vais finir en dessous de 1h30.

Retour dans la ville, quelques encouragement et c’est déjà le dernier kilomètre. Il y a beaucoup de monde à l’entrée du stade où se déroulent les derniers 400 mètres. Le concurrent devant moi peine un peu, il me fait signe de relancer. Je décide de faire un petit sprint jusqu’au bout et finis en 1h28’38″en en gardant sous la semelle (et très heureux).

Au moment où je rejoins Cotyle, il se met à pleuvoir. Timing parfait!

Je termine 94°/876 en 1h28′38 –21 .1 km – 14.4km/h – 165bpm.

Parcours très roulant, bien organisé et très relevé (le 1er finit en 1h06), que demander de mieux?

Il faut maintenant que je réfléchisse à mon objectif de temps pour Paris…

  1. Pas encore de rétroliens.

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